Bon débarras !

Mardi 16 mars 2010 à 11:14

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J'suis un peu
en deuil : c'était la dernière de FBI : Portés disparus hier soir. J'trouve ça triste, c'était ma série préférée (enfin, une de mes séries préférées en réalité).
Ouais, je la regarde depuis qu'elle a commencé à être diffusée en France, en 2004. Sept saisons de FBI qui se terminent, si c'était pas ridicule comme situation j'me mettrais à pleurer. Avec une fin pourrie en plus qui laisse plein de choses en suspens, la série méritait 3000 fois mieux.





Lyon ce week-end, c'était génial. Bon, le concours, je ne l'aurai sûrement pas, sachant qu'il faut compter sur 700 personnes environ qui ont fait un truc encore moins bien que moi … ouais ça m'paraît légèrement serré quand même.


Mais alors Lyon la ville : wouuuuaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh. Le pote de ma copine qui nous hébergeait nous a fait visiter un petit peu (deux heures ça suffit pas), la place Bellecour, celle des Terreaux, les quais du Rhône en rive droite et un petit bout de Saint Jean … et puis bien sûr, ce qui est mon lieu de pèlerinage, mieux que la Mecque ou Saint Jacques de Compostelle : le stade de Gerland. Eh bien Bérengère et moi, on sait où est-ce qu'on aimerait bien poser nos valises l'année prochaine ! En plus j'me sens déjà familière du réseau de transport enfin, des TCL, donc j'suis prête quoi !
C'est des endroits dont j'ai entendu parler, par mes parents, que j'ai vus en photos, mais que ma mémoire à moi n'avait pas retenue puisque j'ai quitté la région à cinq ans, ça n'aide pas pour les souvenirs. 

C'était vraiment un bon week-end. Enfin, un bon samedi soir/nuit plutôt. Le samedi journée était occupé par le concours, que j'avais hâte de terminer et vendredi et dimanche, train ! D'ailleurs j'ai eu ma dose pour un mois là, sept heures trente, c'était lourd, en plus j'étais la moitié du trajet dans le sens inverse de la marche donc j'ai pas réussi à bosser sans avoir mal au cœur au bout de trente secondes. Et j'avais pas beaucoup dormi la nuit précédente. Donc on a dormi comme des grosse loques pendant pratiquement tout le voyage retour.







Et là, j'dois bosser les statistiques (faire un bac L et arrêter les maths après la première, aller en prépa littéraire et se retrouver en L2 de géographie à devoir réviser des statistiques en ayant oublier comment fonctionne une calculatrice)

Par chocolaaatee

Vendredi 12 mars 2010 à 9:55

 Dans 3/4 d'heure, je pars. À Lyon.
Ça m'est étrange d'aller là-bas, je regarde mon billet de train en direction de Lyon Part-Dieu (huit heures de trajet pour faire 550 km, rien que ça) et mon billet Lyon/Saint-Etienne sans savoir ce que ça veut dire.

Lyon, c'est une ville qui en elle-même ne représente pas grand chose pour moi. J'y ai habité entre mes 2 et mes 5 ans mais je n'en garde aucun souvenir. Sauf que Lyon, c'est aussi la ville qui abrite l'Olympique Lyonnais, que je regarde jouer avec des étoiles dans les yeux. Ça a toujours été un endroit lointain où j'irais un jour j'espère parce que je me dois de rentrer un jour au stade de Gerland et maintenant que je vais pouvoir le faire, je n'arrive pas à en prendre conscience.
C'est le paradoxe du désir. On en rêve, on le souhaite de toutes ses forces et au moment où il se concrétise, la saveur disparaît. C'est la cristallisation du désir stendhalienne. Il y avait toute une construction autour de la première où j'irais à Gerland, quel match, dans quelles circonstances, toute une construction qui disparaît aujourd'hui, et je dois bien avouer la regretter quelque peu.



Je ne sais pas à quoi m'attendre pour le concours. J'ai peur d'encaisser un nouvel échec, après mon année et demi de prépa où je n'ai pas réussi grand chose, j'aurais bien besoin de me prouver que je suis capable d'entrer dans de grandes écoles et de faire ce que je veux de ma vie. Et puis être admise, ce serait passer quatre ans à Lyon et ça, c'est une perspective très excitante. Mais voilà, statistiquement je dois avoir plus de chances de me louper, donc il me faut prendre en compte l'hypothèse sous peine d'être déçue. Parce que finalement la fac c'est bien, que je commence à vraiment à y rencontrer des gens et mes camarades d'amphi et que je supporterais bien cette charmante ville de Bordeaux un an de plus.



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Bien sûr, la peluche fait partie du voyage.




Après ce billet nécessaire, je vais finir de me préparer.

Par chocolaaatee

Samedi 6 mars 2010 à 15:54

http://chocolaaatee.cowblog.fr/images/Biolay-copie-4.jpg Avez-vous, vous aussi, l'impression d'avoir déjà vu les gens que vous croisez ?




Moi oui, très souvent. Je rencontre quelqu'un et j'ai immédiatement une impression de déjà vu. Soit la personne me fait penser physiquement à quelqu'un d'autre (le plus souvent une personne que je connais mais sans connaître et qui elle ne me connaît pas, en bref, ce qu'on appelle "quelqu'un de connu") soit j'ai la réelle impression de l'avoir déjà rencontré dans une autre endroit et en d'autres circonstances. S'ensuit alors un gros travail de recherche dans ma mémoire pour savoir où ? quand ? comment ? Une recherche qui en général n'aboutit à rien.




Alors je me demande ce que cela signifie, et j'ai trouvé deux réponses :
- la première est que je suis complètement folle et non, je ne connais absolument pas ces personnes et qu'il faudrait peut-être que mon cerveau arrête ce cinéma tout de suite, c'est assez pénible. Quand je suis à la fac, je croise des tas de gens tout le temps, et il ne se passe pas un jour sans que je ne croise quelqu'un que j'ai l'impression d'avoir déjà vu.
- la seconde est que j'ai effectivement déjà croisé ces personnes mais que je les connais pas. Ce peuvent être des rencontres très très furtives, nous nous sommes croisés dans la rue, je suis passée devant sa rangée de fauteuils au cinéma en y jetant un coup d'œil pour voir s'il n'y avait pas une place libre, elle est sortie des toilettes du restaurant en me laissant sa place … des rencontres quotidiennes qui ne peuvent pas rester toutes en mémoires, mais certaines sont arbitrairement plus marquantes que d'autres. J'en conclus que je suis très physionomiste.


Je pense que les deux réponses sont un peu valables. Il est clair que j'oublie difficilement les visages des gens que j'ai connus. Mais il doit y avoir une grosse part d'imagination dans tout cela.


Par chocolaaatee

Vendredi 5 mars 2010 à 0:30


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 Welcome, de Philippe LIORET, 2009



L'histoire (qui pourrait être vraie) d'un jeune immigré kurde de 17 ans qui rêve de quitter la jungle de Calais pour rejoindre l'Angleterre à la nage. Celle du maître-nageur qui le protège et le prend sous son aile. Entre aspiration à une vraie vie et entrée en illégalité.



Parce que c'est ça aussi,
la France.



Welcome ?






À voir, pour ne pas rester inconscient.

Par chocolaaatee

Lundi 1er mars 2010 à 0:01

Challenge ABC (3e livre)




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Quatrième de couverture : Le commissaire Brunetti est sur la sellette : sa propre femme, Paola, est arrêtée après avoir démoli la vitrine d'une agence de 
voyages. Pourquoi cette folie ? Paola suspecte l'enseigne de promouvoir le tourisme sexuel. Peu de temps après, l'affaire se corse avec l'assassinat du patron de l'agence. Seul indice : une lettre l'accusant d'être un pornographe. La carrière et la vie sentimentale de Brunetti vont s'en trouver quelque peu bousculées …









Mon avis : J'ai commencé à lire les romans de Donna Leon, écrivain américain qui vit à Venise, l'été dernier, avant un voyage à Venise et je les recommande vivement à ceux qui partiraient dans cette ville : c'est mieux qu'un guide de voyage. L'auteure nous embarque totalement dans une virée dans la Sérénissime et à travers ses écrits on en parcourt les rues, les places, on monte dans un vaporetto, on traverse les canaux … On côtoie également de vrais Vénitiens, dont la famille Brunetti et l'on salive devant les repas préparés par Paola ! Bref, on s'y croirait.
Pour ce qui est de ce roman, c'est un de ceux (parmi les quelques que j'ai lu) qui m'ont le plus plu. Mais je crois qu'il faut en avoir quelques autres avant pour pouvoir l'apprécier. Il place au cœur de l'histoire, outre le commissaire Brunetti, un autre personnage secondaire mais récurrent, sa femme Paola, et est axé sur leur relation à tout les deux et pour ce qui est de ce thème, j'aime beaucoup le style de Donna Leon, sans en dire beaucoup mais bien assez, simple et efficace, tout en réserve. L'intrigue est toujours bien ficellée, tout en rebondissements et en suspens, comme toujours. 
À lire donc ! 






Extrait : Une fois sortis de la Questure, Brunetti prit vers la gauche, en direction du premier angle de rue. Puis il s'arrêta pour attendre Paola. Ils gardaient tous les deux le silence. Côté à côte, ils poursuivirent leur chemin dans les ruelles désertes, se dirigeant vers leur domicile en pilotage automatique.
Lorsqu'ils s'engagèrent dans alizzada San Lio, Brunetti put enfin se résoudre à parler, mais pour dire quelque chose de banal.
"J'ai laissé un mot aux enfants. Au cas où ils se réveilleraient."
Paola enregistra d'un hochement de tête, mais, comme il prenait bien soin de ne pas la regarder, il ne le remarqua pas.
"Je ne voulais pas que Chiara s'inquiète", ajouta-t-il;
Et lorsqu'il se rendit compte à quel point cela ressemblait à une tentative pour culpabiliser Paola, il s'avouer qu'en réalité peu lui importait.
"J'ai oublié", répondit-elle.
Ils pénétrèrent dans le passage qui débouchait, quelques dizaines de mètres plus loin sur campo San Bartolomeo, la place où la statue de Goldoni, avec son visage souriant, avait quelque chose de surréaliste. Brunetti jeta un coup d'œil à l'horloge. En bon Vénitien, il savait qu'il lui fallait ajouter une heure : presque 5 heures, trop tard pour aller se recoucher. Mais s'occuper utilement jusqu'au moment où il pourrait, en toute légitimité, se rendre à son travail ? Il regarda autour de lui, mais aucun des bars n'était ouvert. Il aurait eu pourtant bien besoin d'un café ; et il aurait eu encore plus besoin, et de beaucoup, de la diversion qu'un café lui aurait procurée.
De l'autre côté du Rialto, ils tournèrent tous les deux à gauche, puis à droite pour emprunter le passage qui longeait la ruga degli Orefici. À mi-chemin, un café ouvrait justement ses portes, et ils y entrèrent d'un commun accord, sans s'être concertés. Une pile impressionnante de brioches fraîches s'entassait sur le bar, encore enveloppées dans le papier blanc de la pâtisserie. Brunetti commanda deux express mais bouda les brioches ; quant à Paola, elle ne les remarqua même pas.

Par chocolaaatee

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